Imperia, le rêve automobile en mode hybride

A l’heure où sont écrites ces lignes, nous ne savons pas ce que va devenir cette marque belge mythique apparue au début du 20ème siècle du côté de Liège. Si le projet est ambitieux, son financement et sa commercialisation le sont davantage encore. Et le propriétaire de la marque s’est épuisé dans le jeu compliqué du prototypage automobile. Un repreneur s’est bien présenté en avril 2016 pour tenter de relancer l’entreprise mais l’offre jugée insuffisante par le tribunal de commerce en charge de la procédure de redressement a scellé le sort du dernier atelier automobile belge.

Quoi qu’il advienne à ce projet, la ligne esthétique mêlant modernité et inspiration vintage n’a laissé personne indifférent. L’Impéria nouvelle génération, outre une gueule d’enfer, basait son avenir commercial sur un moteur hybride dont les performances étaient de nature à concurrencer les sportives thermiques allemandes.

Le moteur hybride conçu par les nouveaux propriétaires de la marque avait été privilégié à une motorisation 100% électrique afin de gagner en performance mais surtout en rayon d’action. Car il est clair que performances sportives et autonomie sont rarement compatibles, encore aujourd’hui.

Grâce à ce choix technologique, l’Imperia GP accélère de 0 à 100km/h en 6.0 secondes en mode électrique pur, et en 4.0 secondes en mode hybride. Le kilomètre départ arrêté est ensuite abattu en 22.5 secondes. La Porsche 911 Carrera S elle-même ne peut en dire autant. Les spécialistes apprécieront.

Imperia, une marque née en 1907

Retour en arrière, les ateliers A.G. Piedboeuf à Liège sont spécialisés dans la fabrication de motocyclettes. Sous l’impulsion de leur patron, les ateliers créent la marque automobile Impéria et dés 1906 récoltent les éloges de la presse spécialisée de l’époque réunie pour le salon de Paris. Ses lignes simples et sa mécanique robuste sont les deux atouts de la jeune marque. La première guerre mondiale viendra ralentir l’activité des ateliers Piedboeuf, comme pour toute l’économie européenne. Une fois le conflit terminé, les mécaniciens se remettent au travail et permettent à la marque belge de reprendre du galon, surtout à travers la compétition automobile, nouvel engouement de l’époque dans le secteur. La marque signera d’ailleurs une victoire importante en 1922 lors du Grand Prix de Belgique couru sur le tout nouveau circuit de Francorchamps.

Si la marque a réussi à surmonter les obstacles supplémentaires comme la crise de 1929 et la seconde guerre mondiale, elle se retrouve au salon de Bruxelles en 1948 la seule marque belge encore présente sur le marché. Mais la concurrence est aiguisée et ne laissera que peu de chances à ce fleuron automobile.

 

 

 

 

 

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