Valentino Rossi et sa marque VR|46 signent deux Ford version racing

Il ne faut plus présenter le pilote italien, star des plateaux MotoGP, et de moins en moins sa marque dérivée VR|46 inspirée directement de son numéro devenu emblématique aujourd’hui. Au sein de la communauté des motards, plus d’un arborent ce sigle jaune fluo sur leur équipement. Esthétique, le logo VR|46 est aussi un hommage rendu par tous les bouffeurs de bitume amateurs qui voient en Valentino Rossi un génie et le pote qu’on voudrait tous avoir.

Etre italien lui a donné probablement deux avantages : Etre né dans un pays où la moto et la compétition font partie de la culture populaire, d’une histoire commune écrite par autant de passionnés que de visionnaires. Et dont il écrit encore aujourd’hui une large part. Ensuite, savoir naturellement soigner son style et souvent créer les tendances.

Si sa marque a déjà trouvé des partenaires équipementiers pour s’associer, Valentino et ses potes designers se sont attaqué cette fois à deux véhicules Ford, le pick-up Ranger et le van Transit. De quoi leur donner un look radical, équilibré mais résolument plus racing.

Evolutions esthétiques et customisation techniques

Les deux véhicules reçoivent de larges stickers VR|46 mais les marchegiani* ne se sont pas contentés de simples et trop faciles décorations murales. Ils ont apporté des changements de style dans les accessoires qui habillent les véhicules de façon à renforcer au maximum l’esprit racing, voire rebelle.

C’est ainsi que le Transit reçoit des sièges en cuir brodés VR|46, une sortie de pots qui inspire plus Monza que livreur de pizza, un habillage de l’habitacle revisité avec soin, des jantes 18′ OZ…bref, allez voir sur le site VR|46, mais il pourrait vous obliger à reconsidérer votre vision du van familial.

Alors le Ranger, déjà mieux dessiné pour être méchant, on se dit tout de suite que ça pourrait être très pratique…en plus, et que se garer en ville, c’est pas si difficile que ça ! Carrément bestial. Inaperçu ? Non, ça oubliez. Si le Ranger présente déjà une belle ligne en version usine, les accessoires confèrent au pick-up l’agressivité nécessaire pour dévisser les têtes.

A déposer sur votre liste de Noël…

*Valentino Rossi est originaire de Tavullia, située dans la province italienne des Marche. 

 

 

 

Imperia, le rêve automobile en mode hybride

A l’heure où sont écrites ces lignes, nous ne savons pas ce que va devenir cette marque belge mythique apparue au début du 20ème siècle du côté de Liège. Si le projet est ambitieux, son financement et sa commercialisation le sont davantage encore. Et le propriétaire de la marque s’est épuisé dans le jeu compliqué du prototypage automobile. Un repreneur s’est bien présenté en avril 2016 pour tenter de relancer l’entreprise mais l’offre jugée insuffisante par le tribunal de commerce en charge de la procédure de redressement a scellé le sort du dernier atelier automobile belge.

Quoi qu’il advienne à ce projet, la ligne esthétique mêlant modernité et inspiration vintage n’a laissé personne indifférent. L’Impéria nouvelle génération, outre une gueule d’enfer, basait son avenir commercial sur un moteur hybride dont les performances étaient de nature à concurrencer les sportives thermiques allemandes.

Le moteur hybride conçu par les nouveaux propriétaires de la marque avait été privilégié à une motorisation 100% électrique afin de gagner en performance mais surtout en rayon d’action. Car il est clair que performances sportives et autonomie sont rarement compatibles, encore aujourd’hui.

Grâce à ce choix technologique, l’Imperia GP accélère de 0 à 100km/h en 6.0 secondes en mode électrique pur, et en 4.0 secondes en mode hybride. Le kilomètre départ arrêté est ensuite abattu en 22.5 secondes. La Porsche 911 Carrera S elle-même ne peut en dire autant. Les spécialistes apprécieront.

Imperia, une marque née en 1907

Retour en arrière, les ateliers A.G. Piedboeuf à Liège sont spécialisés dans la fabrication de motocyclettes. Sous l’impulsion de leur patron, les ateliers créent la marque automobile Impéria et dés 1906 récoltent les éloges de la presse spécialisée de l’époque réunie pour le salon de Paris. Ses lignes simples et sa mécanique robuste sont les deux atouts de la jeune marque. La première guerre mondiale viendra ralentir l’activité des ateliers Piedboeuf, comme pour toute l’économie européenne. Une fois le conflit terminé, les mécaniciens se remettent au travail et permettent à la marque belge de reprendre du galon, surtout à travers la compétition automobile, nouvel engouement de l’époque dans le secteur. La marque signera d’ailleurs une victoire importante en 1922 lors du Grand Prix de Belgique couru sur le tout nouveau circuit de Francorchamps.

Si la marque a réussi à surmonter les obstacles supplémentaires comme la crise de 1929 et la seconde guerre mondiale, elle se retrouve au salon de Bruxelles en 1948 la seule marque belge encore présente sur le marché. Mais la concurrence est aiguisée et ne laissera que peu de chances à ce fleuron automobile.